Violences contre les migrants : la police macédonienne encore épinglée

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Dans un rapport publié ce lundi 21 septembre, Human Rights Watch cloue au pilori les pratiques de la police macédonienne envers les migrants. Alors que la Macédoine est un passage obligé entre la Grèce et la Serbie, dans ce qu’il est commun d’appeler désormais « la route des Balkans », de nombreux réfugiés se sont plaints de mauvais traitements, physiques et verbaux.

Le document est sans concession, et ses conclusions ne sont pas isolées. Ayant interrogé 64 demandeurs d’asile et migrants (dont 7 enfants) au cours des derniers mois, Human Rights Watch peut affirmer que les violences policières à l’endroit de ceux qui cherchent à gagner l’Europe occidentale sont récurrentes.

LIRE ICI LE RAPPORT

Déjà, le 6 juillet dernier,  Amnesty International faisait part de ses préoccupations,  appelant les autorités macédoniennes à veiller à la sécurité des réfugiés (lire ici le rapport). Entre les deux, le contexte s’est tendu : confronté à une importante vague de migrants, – « une migration intensifiée sur le corridor balkanique », justifiait un communiqué – le pays avait dû déclarer l’état d’urgence dans deux régions frontalières de la Grèce et fermé sa frontière sud. L’armée avait aussi été appelée en renfort.

Reste que la description de la situation ne diffère guère d’un document à l’autre.  Ainsi, Ayesha, une jeune Afghane de 16 ans raconte dans le rapport de HRW comment, après des nuis passées dans les bois à lisière de la frontière gréco-macédonienne, elle, son père et son frère sont allés demander l’asile auprès d’officiers macédoniens en poste non loin de là, et comment ses derniers les ont tous trois roués de coups. Une violence qui s’est répétée une deuxième fois pour la famille, plus tard sur leur parcours.

La détention arbitraire de migrants est aussi pointée du doigt par Human Rights Watch, principalement dans le camp appelé Gazi Baba, du nom de la municipalité dans laquelle il était situé. Un centre où les actes de violence n’étaient pas non plus isolés. A la mi-juillet, le centre a été vidé et rénové. Mais les actes dégradants, eux, n’ont pas disparu, souligne le document. (Photo : IFRC / CC)

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