Sommet des Balkans occidentaux : peu de solutions pour les migrants

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Le sommet de Balkans occidentaux, qui s’est tenu à Vienne, en Autriche, le 27 août dernier, a reçu un éclairage particulier dans les médias, dû à la crise des migrants qui se jouait non loin de là, le long de la désormais tristement célèbre « route des Balkans ».

La réunion, la deuxième du processus dit de Berlin et à laquelle participait la chancelière Angela Merkel et la représentante de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, avait comme enjeu de renforcer la coopération entre pays. Mais la question des réfugiés – les migrants, dans cette zone, provenant pour la plupart d’Afghanistan, de Syrie et d’Irak – a « bousculé », selon le terme consacré dans la presse, l’agenda des débats.

Sauf qu’à en croire les conclusions du sommet, elle n’a en rien éclipsé les autres sujets, qui vont des axes de communication à développer à la lutte contre le radicalisme religieux, en passant, bien évidemment, par l’intégration européenne. Aussi peut-on se contenter tout au plus d’une prise de conscience du phénomène migratoire qui se joue actuellement dans la région et de la préparation d’une « conférence de haut niveau » demandée par les Etats.

Aveu d’impuissance

Un aveu d’impuissance en fait, car difficile d’entreprendre des actions concertées au seul niveau régional. Dès avant l’ouverture du sommet, tous misaient sur l’Europe. Ivica Dacic, le chef de la diplomatie serbe, demandait un « plan d’action » à l’échelle continentale quand son homologue macédonien appelait à ne pas se faire d’illusion sur une issue rapide à la crise, à moins que Bruxelles ne prenne le problème à bras-le-corps.

La Grèce ne peut endiguer l’arrivée massive de réfugiés sur ses îles (notamment celle de Kos). La Macédoine, même avec l’emploi excessif de la force, peine à être autre chose qu’un accélérateur du flot de migrants. Quant à la Serbie, un temps conciliante, elle est débordée, d’autant plus désormais que la Hongrie – étape suivante sur la route vers l’Europe de l’Ouest – se barricade. Si Bruxelles ne rechigne pas à mettre la main à la poche ( +1,5 million d’euros avant le sommet), sans une action coordonnée UE – Balkans, les migrants ne sont pas prêts de voir le bout du tunnel… (Photo : Croix-Rouge internationale)

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