Who’s who : Goran Hadzic, l’autre fugitif
La médiatisation du cas de Ratko Mladic, poursuivi par le TPIY pour génocide en Bosnie-et-Herzégovine, ne doit pas faire oublier que le Tribunal est également à la recherche d’un autre responsable serbe, en Slavonie croate cette fois, Goran Hadzic.
Né le 7 septembre 1958 à Vinkovci (Croatie), Goran Hadzic adhère très tôt à la Ligue des Communistes de Yougoslavie. Lorsque la Fédération yougoslave périclite, à la fin des années 1980, il n’a aucune véritable carrière politique derrière lui. 1990 est alors une année charnière dans son parcours : il devient conseiller municipal de la ville de Vukovar, et entre au Parti Démocratique Serbe. Deux ans plus tard, le 26 février 1992, il est élu Président de la République (auto-proclamée) serbe de Krajina, et le restera jusqu’en janvier 1994.
C’est pour cette période de gouvernance qu’il fait l’objet, aujourd’hui, de poursuites devant le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie. L’article 9 de l’acte d’accusation souligne particulièrement ses hautes responsabilités au sein de la République serbe de Krajina.
Il est ainsi poursuivi pour 14 chefs d’accusation, essentiellement des “crimes contre l’Humanité” (notamment pour la torture et l’assassinat des 264 Croates de l’hôpital de Vukovar, et le déplacement de populations), ainsi que pour “crimes de guerre”.
Tout comme Ratko Madic, Goran Hadzic s’est volatilisé. Les poursuites n’ayant été entamées qu’à partir de 2004, l’homme est souvent apparu en public depuis la fin de la guerre. Dernièrement, des perquisitions ont eu lieu au domicile de son ancien chauffeur à Novi Sad. Son arrestation est l’une des conditions pour l’avancée des négociations d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne.
Comments
2 Responses to “Who’s who : Goran Hadzic, l’autre fugitif”Rétroliens
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[...] Oluja d’août 1995. La même intransigeance prévaudra assurément pour l’arrestation de Goran Hadzic, le dernier fugitif serbe. D’autant que les conditions de l’arrestation de Ratko Mladic (certains médias parlent plutôt [...]

C’est une honte pour la Serbie de donner ses compatriotes au TPIY, qui n’a aucune valeur juridique légale… et bafoue le droit international et la convention de Geneve. Toute cette mascarade risque un jour de couter très cher au peuple européen!!! Malheureusement…